{"id":925,"date":"2018-03-29T22:20:32","date_gmt":"2018-03-29T20:20:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www3.marie-couppie.fr\/?page_id=925"},"modified":"2026-04-30T13:33:09","modified_gmt":"2026-04-30T11:33:09","slug":"or","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www3.marie-couppie.fr\/?page_id=925","title":{"rendered":"Livre d&rsquo;or"},"content":{"rendered":"<p><em style=\"font-size: 1rem;\">Texte \u00e9crit par\u00a0<a href=\"http:\/\/www.laurent-zunino.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Laurent un ZUNINO<\/a>, artiste peintre et po\u00e8te Ivryen.<\/em><\/p>\n<div id=\"page\" class=\"site\">\n<div class=\"site-content-contain\">\n<div id=\"content\" class=\"site-content\">\n<div id=\"primary\" class=\"content-area\">\n<article id=\"post-65\" class=\"twentyseventeen-panel  post-65 page type-page status-publish hentry\">\n<div class=\"panel-content\">\n<div class=\"wrap\">\n<div class=\"entry-content\">\n<div id=\"corps\">\n<div class=\"lighttitle\">\n<div><\/div>\n<div class=\"bio\">Le jour se l\u00e8ve sur ma banlieue, un soleil timide \u00e9carte la p\u00e2leur d\u2019un matin naissant en cette fin d\u2019hiver\u00a0; m\u00e9lange de givre et de fum\u00e9e, ces fum\u00e9es des usines qui \u00e0 l\u2019aurore s\u2019\u00e9brouent comme des volutes dans les nu\u00e9es de mes r\u00eaves.<br \/>\nLes usines se marient avec des pavillons, des jardins-ouvriers, les H.L.M. et toute une sonate de vert-gris, de rouille et de jaune de Naples.<br \/>\nA la radio\u00a0: Les infos\u00a0! Un colonel sanguinaire pr\u00eat \u00e0 massacrer son peuple, des usines nucl\u00e9aires qui explosent au \u00ab\u00a0pays du soleil levant\u00a0\u00bb, ce soleil d\u2019exil qui m\u00eame timide pointe dans le ciel d\u2019Ivry, des \u00e9lections demain pour l\u2019avenir de mon petit canton et puis quelques chansonnettes pour apaiser la peine.<br \/>\nJ\u2019ai laiss\u00e9 la veille mes tubes de peinture ouverts et mes couteaux \u00e0 peindre, mal nettoy\u00e9s, t\u00e9moignent encore avec leurs traces de rouge de mes probl\u00e8mes d\u2019homme et de m\u00e9lancolie.<br \/>\nJ\u2019\u00e9teins la radio, je bois un caf\u00e9 noir et pour laver mon \u00e2me, je regarde la peinture de Marie.<\/div>\n<div class=\"bio\">\n<p>Il n\u2019y a en apparence dans la peinture de Marie COUPPI\u00c9 aucun tourment, aucune col\u00e8re. Son regard feutr\u00e9, tourn\u00e9 sur l\u2019instant, nous pr\u00e9sente un univers de douceur et de gr\u00e2ce qui \u00e9merveille le quotidien.<\/p>\n<p>Ainsi, chaque objet, chaque personnage, chaque lieu, chaque petite musique, t\u00e9moins de sa r\u00e9alit\u00e9 deviennent prodigieux, magiques et tendres.<\/p>\n<p>Ici, pas de place \u00e0 une quelconque vulgarit\u00e9, une quelconque mi\u00e8vrerie, mais des contes de couleurs qui inondent la surface de l\u2019oeuvre, des histoires qui nous ressemblent ou nous rappellent un moment, un ami, une joie toujours pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>Le spectateur est ainsi \u00e9tonn\u00e9 de toutes choses, de toutes ces petites parcelles du temps pass\u00e9, du temps pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode d\u2019incertitude, de \u00ab\u00a0Je n\u2019osais pas\u00a0\u00bb, Marie COUPPI\u00c9 eut en 2005 ce besoin, cette \u00ab\u00a0n\u00e9cessit\u00e9 int\u00e9rieure\u00a0\u00bb (V Kandinsky), de se lancer dans cette merveilleuse aventure de la chimie de la couleur, et c\u2019est avec du pastel sec, qui deviendra la technique favorite de l\u2019artiste, qu\u2019elle cr\u00e9e en 2005\u00a0: \u00ab\u00a0Renaissance\u00a0\u00bb. Quel autre titre pouvait aussi bien repr\u00e9senter la vie de Marie qui d\u00e9sormais n\u2019h\u00e9sitera plus \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler des formes\u00a0?<\/p>\n<p>Autant d\u2019ombres et de lumi\u00e8res qui lib\u00e8rent notre inconscient\u00a0: Une femme au chapeau, songe, elle ferme les yeux, qui est-elle\u00a0? Son chapeau aux tons roses, pourtant bien pos\u00e9 sur sa t\u00eate semble voler\u00a0; mais l\u2019oiseau dort .<\/p>\n<p>L\u2019univers de Marie COUPPI\u00c9 sobre et pudique, fait d\u2019intuition et d\u2019instants v\u00e9cus, nous parle comme \u00e0 une impression fugitive, un bref \u00e9merveillement face \u00e0 tant de paysages, de champs, de maisons. A travers ce fugitif, elle s\u2019ancre dans sa m\u00e9moire, ses racines et toute son histoire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon p\u2019tit v\u00e9lo\u00a0\u00bb, L\u2019\u00e9l\u00e9phant cerf-volant\u00a0\u00bb, Venice\u00a0\u00bb, La F\u00e9e bouteille\u00a0\u00bb, sont aussi une parcelle de nos propres souvenirs et aussi peut-\u00eatre une m\u00e9moire collective qui forment alors un \u00ab\u00a0quotidien\u00a0\u00bb past\u00e9lis\u00e9 spontan\u00e9ment sur du papier granul\u00e9, quelques prodiges familiers qui embellissent nos \u00e2mes\u00a0: \u00ab\u00a0No\u00ebl au coin du feu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais, si la nature, les objets, les maisons sont autant de signes r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, des compagnons d\u2019imaginaire et de r\u00eave, c\u2019est \u00e0 travers les visages, les femmes, parfois les hommes que Marie COUPPI\u00c9 se d\u00e9voile, lib\u00e8re son inconscient gr\u00e2ce \u00e0 son pastel qui caresse la feuille de papier comme un instinct maternel\u00a0: \u00ab\u00a0Vierge au chat\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces gens, toutes ces vies, les gens simples que nous croisons dans le beau chemin de nos existences\u00a0; toutes ces vies, toutes si riches\u00a0: C\u2019est cela aussi l\u2019art de Marie\u00a0: \u00ab\u00a0Douce Ren\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Emma dans tous ses \u00e9tats\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Belle M\u00e8re\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L\u2019Africain\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Laurent\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a03 mamies en vir\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il ne faut pas chercher ici une quelconque th\u00e9orie de la vie, rien n\u2019est intellectualis\u00e9, Marie COUPPI\u00c9 nous regarde, simplement.<\/p>\n<p>Elle nous raconte, elle grave des moments, inscrit le bonheur et illustre l\u2019instant. Ainsi, par la gr\u00e2ce et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, elle atteint \u00e0 une certaine forme de spiritualit\u00e9.<\/p>\n<p>Autodidacte, Marie COUPPI\u00c9 fait cependant partie de la \u00abfamille\u00a0\u00bb de plusieurs peintres modernes et contemporains\u00a0: Je pense \u00e0 Paul KLEE\u00a0: \u00ab\u00a0Portrait de Mme P\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Fish Magic\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paysage \u00e0 l\u2019Enfant\u00a0\u00bb etc .<\/p>\n<p>Mais aussi HUNDERTWASSER, Val\u00e9rie T\u00c9NEZE, Marc CHAGALL\u00a0: Comme lui, Marie COUPPI\u00c9 nous raconte sa jeunesse, peut-\u00eatre son enfance, comme lui elle peint des r\u00eaves, des \u00e9toiles et la lune, des maisons de traviole, des sourires et le vent. Mais, si les tableaux du ma\u00eetre de Vitebsk sont parfois li\u00e9s au r\u00e9cit de l\u2019Ancien Testament, (Nice\u00a0\u00ab\u00a0Message Biblique\u00a0\u00bb), un reflet de sa foi, les pastels de Marie sont d\u00e9nu\u00e9s de tout sens religieux. Malgr\u00e9 tout, \u00e0 travers ses formes et ses regards, elle nous laisse entrevoir autre chose, une maternit\u00e9 chaque fois recommenc\u00e9e, un renouvellement dans la \u00ab\u00a0Veille avant l\u2019aube\u00a0\u00bb, un r\u00eave au go\u00fbt d\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0SEUL EST MIEN<br \/>\n<span class=\"cit\">LE PAYS QUI SE TROUVE DANS MON AME\u00a0\u00bb (Marc CHAGALL)<\/span><\/em><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"bio\">\n<p>Le soleil s\u2019est lev\u00e9 sur ma banlieue, j\u2019ouvre ma fen\u00eatre, Marie me fait un signe de la main, elle me sourit, elle vous sourit.<\/p>\n<p>Laurent ZUNINO Mars 2011<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte \u00e9crit par\u00a0Laurent un ZUNINO, artiste peintre et po\u00e8te Ivryen. Le jour se l\u00e8ve sur ma banlieue, un soleil timide \u00e9carte la p\u00e2leur d\u2019un matin naissant en cette fin d\u2019hiver\u00a0; m\u00e9lange de givre et de fum\u00e9e, ces fum\u00e9es des usines qui \u00e0 l\u2019aurore s\u2019\u00e9brouent comme des volutes dans les nu\u00e9es de mes r\u00eaves. 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